Saint-Elix est un charmant petit village niché au cœur de l'Astarac.
L’Église Saint Pierre es Liens fut bâtie sur un tumulus, à l’emplacement d’un château féodal. Cette église est certainement l’ancienne chapelle du château réaménagée. Elle date du 15ème siècle, et a été restauré au 19ème et 20ème siècle. Son porche abrite une porte gothique du 16ème siècle. À l’intérieur de celle-ci on retrouve différents objets inscrits à l’inventaire des monuments historiques : un buste reliquaire de Saint Pierre en bois doré (18ème siècle), une statue de la vierge à l’Enfant en bois sculpte doré (18ème siècle), un christ en bois et cuir (16ème siècle) une crois de procession en bronze argenté (fin du 18ème siècle).
La commune possède un petit calvaire au centre du village, à l’emplacement d’une ancienne église.
La commune possédait un ancien moulin à eau. On retrouve les vestiges de celui-ci sur la rivière de la Gimone. Une fontaine communale datant de 1869 se trouve également sur la commune.
Autrefois, plus de 50% de la surface de la commune était occupée par la forêt. La forêt de l’Arrouy appartenait au seigneur du lieu et celle des Moines aux bénédictins de Saramon. Cette forêt a joué un rôle très important pour la commune. Au début du 13ème siècle, le seigneur Arnaud de Betcave accord aux habitants de Saint Elix, le droit de ramasser le bois mort dans la forêt de l’Arrouilh. En 1491, le comte d’Astarac autorise les syndics de Saint Elix, le « droit de paissance sur la forêt de l’Arrouilh » pour leur bétail et la possibilité d’obtenir du bois vert pour réparer leurs maisons et métairies. Les habitants de Saint Elix ont le droit de mener paître tous leurs bestiaux « gros et menus » sauf à l’automne où ils ne pourront mener que « 3 pourceaux par famille au temps du glandage ». Ils peuvent prendre le bois mort pour leur chauffage, et du bois vert pour réparer leurs maisons suivant l’acte de l’an 1491, en payant pour chaque feu et chef de maison toutes les années un sac d’avoine, mesure de Saramon, deux liards, et une poule. À la nationalisation des biens en 1790, la forêt des Bénédictins de Saramon devient « Bien National », puis forêt domaniale et forêt impériale. La forêt de Saramon disparut vers la fin du 19ème siècle (sauf le petit bois attenant à la forêt communale de Saint Elix). Aujourd’hui, il ne reste que la forêt communale de Saint Elix (52ha) et quelques baquets.
La commune possède une ZNIEFF de type 1 « Les prairies humides de la Gimone à Saramon » sur 87 hectares couvrant 5 communes. Il s’agit d’un ensemble de prairies naturelles et semi-naturelles inondables en bord de Gimone. Elles constituent un réservoir de biodiversité intéressant.
La commune possède également une ZNIEFF de type 2 « le cours de la Gimone et de la Marcaoue » sur 3085 hectares couvrant 60 communes. Cette zone constitue un corridor qui suit la Gimone et son affluent la Marcaoue constitué de la rivière, de la ripisylve et des milieux inondables associés. Les prairies naturelles inondables constituent l’habitat phare de cette ZNIEFF.
Gratuit.