HISTOIRE ET PATRIMOINE

Le Moyen-Âge a laissé de nombreuses traces de son histoire, notamment la fondation de bastides, ou villes nouvelles essentiellement construites durant la deuxième moitié du XIIIes. (Gimont, Saint-Sauvy, Villefranche d'Astarac, Aurimont) et de Sauvetés, telle que Simorre. Autant de villages pleins de charme, aux rues perpendiculaires, avec leur place centrale qui était occupée par la halle, foirail, rues étroites aux maisons à colombages et qui pour la plupart, ont conservé tout leur caractère. 

Partez sur les routes du patrimoine 

Des villages, issus de la période de regroupement de lʼhabitat au Moyen-âge, sont des bastides, des sauvetés ou dʼanciens villages ecclésiaux. Ils ont, pour la plupart, conservé leur aspect médiéval. De nombreux vestiges en témoignent : rempart, fossés, tour-porte, ... et château gascon. 

Gimont est une bastide fondée en 1265 par les moines cisterciens de Planselve. Ce Bourg-Centre, dominé par son église du XIVème siècle, nous offre de nombreux atouts : une rue principale se faufile sous la halle en bois du XIIIe s., rehaussée et remaniée aux XVIIIe et XIXe s.,une église, de style gothique médiéval en briques, possédant un ancien portail portant la date de la construction (1331) et un clocher octogonal qui ressemble à celui de St Sernin à Toulouse, l'abbaye de Planselve,  la chapelle de Cahuzac qui fut un important lieu de pèlerinage, le site des Capucins (ancienne citadelle) ...

Une bastide est un village neuf fondé au Moyen-Age aux XIIIe et XIVe s. par un paréage, accord entre le roi et un seigneur local. L'aspect géométrique de son plan quadrillé caractérise la bastide, avec au centre, la place ou la halle

Gimont

Simorre, capitale d’Astarac jusqu’en 1141, date à laquelle elle fut incendiée, la ville fut reconstruite autour d’une abbaye, dont la présence est mentionnée dès 820, et l'ensemble se fortifie au XIIe s. Autour de l'église fortifiée de style toulousain en briques, lʼhabitat est venu sʼagglomérer pour constituer ensuite le «village neuf» de manière plus ou moins spontanée, plus ou moins planifiée. L'église qui occupe toujours un emplacement stratégique au sein de lʼensemble urbain surprend et émerveille.
Un projet de restauration de l'abbatiale est engagé avec la Fondation du Patrimoine. La première campagne de restauration comprendra : sauvetage du clocher, de son beffroi et des cloches, la tour octogonale, la toiture et le vitrail du XVIème siècle dit de Sainte Dode. Vous pouvez vous aussi participer à la sauvegarde de ce patrimoine : plus d'informations et collecte de don en cliquant ici ou en vous procurant des bons de souscription disponibles dans l'église, à la mairie de Simorre, à la médiathèque et chez les commerçants du village. 

Le village de Saramon a été fondé auprès de l'abbaye du même nom très probablement au début du 12e siècle. Il a ensuite connu plusieurs agrandissements à la fin du Moyen-Age. De toutes les formes urbaines gasconnes, la bourgade est peut-être celle qui offre le caractère le plus identitaire du terroir. 

"Le village de Saramon est le théâtre de plusieurs manifestations. Chaque année à la mi-mai, la Fête patrimoniale de la Saint Victor avec ses processions, uniques en France, et sa foire aux magrets le mardi ; en juillet les Musicales des Coteaux de Gimone et tous les deux ans en août la Ronde des Expos sont des rendez-vous culturels incontournables dans notre milieu rural."
Régine, retraitée dynamique.

Aubiet est assez riche en vestiges de son passé. Vous y verrez notamment une statue funéraire de style gallo romaine, une architecture des plus intéressantes en contemplant les anciennes maisons près de l'église principale. Les villages alentours sont des villages-église ; ils constituent une particularité des paysages gersois. Lʼéglise présente un intérêt architectural ou mobilier très variable. Le clocher, toujours différent de celui des communes voisines, est le symbole du village et constitue le seul point de repère dans le paysage. 

Plafond Abbaye de Boulaur

Un monastère habité

L'Abbaye Sainte Marie de Boulaur, fondée en 1140, conserve les traces de reconstructions diverses. Comme les moniales de l’ordre de Fontevraud qui y vivaient, le bâtiment a subi les aléas de l’histoire. Vous imaginez les incendies lors des guerres de Religion et pendant la Révolution, les sœurs contraintes de s’exiler sous les lois anticléricales de 1904. Depuis 1949, tout est plus calme. Les moniales cisterciennes ont redonné vie à l’abbaye. 

Une vingtaine de sœurs y demeurent. Chacune a un rôle bien défini et l’une d’entre elles a en charge les visites. Elle vous raconte l’histoire de l’abbaye et de ses occupantes, fontevristes puis cisterciennes. Vous apprenez qu’elles subviennent à leurs besoins grâce à l’agriculture et à l'artisanat. Elles fabriquent des confitures, du pâté, du fromage fermier. Elles ne mangent plus dans l’ancien réfectoire que vous découvrez à la fin de la visite. La « salle du chapitre » est désormais un lieu de lecture où l’on rappelle les grands principes de la vie monastique. 

Les traces du passé 

Abbayes

L'abbaye de Planselve - Vestige d'un monastère cistercien au rayonnement important au Moyen Age dans la région, est à l'origine de Gimont. Il reste simplement la porterie (seul bâtiment en pierre de toute l'abbaye construite en briques) avec ses sept silos à grains, le château de l'abbé, le moulin à eau, le bâtiment des convers, les deux splendides pigeonniers (dont un abrite une glacière) et l'immense mur d'enceinte d'1,5-km, construit en 1500 et servant d'enclos qui porte témoignage de l'étendue du site autrefois. Bâti en 1142, époque de l'essor des abbayes, au lieu-dit «Plana Sylva» près de la rivière Gimone sur des terres offertes à Albert, abbé de l'abbaye de Berdoues, le monastère a vite prospéré, s'attachant même les terres de Cahuzac. 

Chapelles

Au cœur dʼun hameau, ou annexes dʼun château, ou isolées en pleine campagne sur des sites élevés, un certain nombre de petites chapelle rurales et champêtres animent et enrichissent les paysages.

Clocher

Châteaux

Le Gers est une « terre de châteaux ». Derrière ces termes se dissimule un patrimoine architectural dʼune exceptionnelle diversité, où se mêlent tous les styles, toutes les époques dans les formes les plus variées. Beaucoup ont été maintes fois remaniés. Cʼest un patrimoine discret, disséminé dans la campagne, dissimulé la plupart du temps dans dʼimposants parcs, à peine perceptibles au bout dʼallées plantées. Au sein de la propriété, on trouve fréquemment dépendances agricoles, pigeonniers, chapelles.  

Le Chemin d'Arles, vers Saint Jacques de Compostelle

Crédencial

La voie d’Arles, appelé également « Via Tolosana » commence au pied du plateau du Larzac, gravit le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc et longe le canal du midi jusqu’à Toulouse. Elle traverse ensuite le département du Gers. Cette belle route, vous dévoilera de nombreux trésors et exceptionnel patrimoine architectural et artistique, comme la cathédrale d’Auch ou l’ultime halte gersoise au cœur de Marciac. On y retrouve encore aujourd’hui des vestiges d’édifices construits pour le pèlerinage (églises, hôpitaux, haltes, ponts, moulins, bornes…)… Aujourd’hui, ce chemin est aussi appelé chemin de Grande Randonnée (GR653) et est connu internationalement par les adeptes de randonnée, les voyageurs adeptes de la nature et pèlerins.

Plus de détails sur le chemin de St Jacques

Sites et Musées

Le Maquis de Meilhan, Mémorial en souvenir de la tragédie du maquis de Meilhan pendant la 2°guerre mondiale. 

Ici, au maquis de Meilhan, entre Simorre et Masseube, veillaient une grosse centaine de résistants, commandés par le docteur Raynaud, du village de Lombez. Le 7 juillet 1944, ils subissent l'assaut d'un détachement de la Wehrmacht. Un camion explose, le combat fait rage et les ennemis achèvent les blessés et massacrent les autres. En tout, 76 maquisards y laissent la vie. Seuls 16 résistants parviennent à échapper au massacre. C'est en l'honneur de ces maquisards que ce mémorial a été érigé en 1948 avec une grande fresque sculptée et sur les lieux, subsistent encore les ruines des bâtiments, ainsi que la carcasse du camion incendié. Ce site est un lieu à la mémoire d’un groupe de résistants de la seconde guerre mondiale. C’est un ensemble (siège du maquis) formé par les vestiges du camp, le cimetière et les stèles commémoratives. Chaque année, le 7 juillet, une commémoration a lieu sur le site en présence des autorités du département.

Musées

Plusieurs petits musées vous proposent de découvrir : 

La vie des paysans gascons au début du XXe siècle. 

Le riche passé de ce territoire : paléontologie, préhistoire, gallo-romain, moyen âge….

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